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La fusillade de l’avenue de Jemappes vue
à travers la presse montoise.

article publié dans  La Penséee Wallonne, n° 156, 2000, p. 27-35.

Pour comprendre le drame qui s’est joué le 17 avril 1893 aux portes de la capitale hennuyère, nous avons examiné cinq quotidiens montois du 12 avril 1893 (les journaux y relatent le début de la grève décidée la veille) au 22 avril (les journaux mentionnent la reprise partielle du travail dans le Borinage ; la fin de la grève ayant été votée par le Parti Ouvrier le 19).  
En calculant les surfaces rédactionnelles, nous avons voulu connaître l’importance que chaque journal a attribuée à l’événement. Ensuite, nous avons tenté de comprendre comment chaque journal a rapporté l’événement et a voulu  l’expliquer à ses lecteurs.

 

A-Les cinq quotidiens montois analysés.

-Un quotidien catholique : Le Hainaut
-Quatre quotidiens libéraux:  La Gazette de Mons, Le Journal de Mons, L’Organe de Mons et du Hainaut,
La Tribune de Mons.

B-Analyse quantitative.


 
L’analyse quantitative utilise trois notions:                              
 
-surface totale imprimée  (STI) ;                                           
 
-surface publicitaire (SP) ;
 
-surface rédactionnelle (SR). Celle-ci s’exprime par la formule                                                           suivante :  SR = STI - SP

Nous avons déterminé, pour chaque quotidien montois, la part de contenu consacrée à la grève du 12 au 22 avril 1893, à Mons et dans le Borinage. Les résultats des calculs, pour permettre des comparaisons, sont exprimés en pourcentages par rapport à la surface rédactionnelle.    

Pourcentages  de la surface rédactionnelle consacrés à la fusillade de l’avenue de Jemappes, dans cinq quotidiens montois (12-22/4/1893).

1893

Le Hainaut

Gazette de M.

Journal  de M.

Organe de M.

Tribune de M.

12 avril

2,7

4

4,7

0,4

4,2

13 avril

6

1,7

15,2

1,7

9

14 avril

10,5

8

23

4,4

14

15 avril

12,1

6,3

18,8

3,5

11,7

Dim.16 avril

19,3

8

26,6

4,3

17 avril

16,6

8,6

5

12,4

18 avril

6,5

46,1

7,5

28,9

19 avril

14,4

17,9

33,4

11,5

20 avril

15,1

10,7

34,3

6,7

17

21 avril

17,6

4,3

8,6

8,1

7,3

22 avril

17,8

9

11,3

2,4

11,2


moyenne


13,2


7,7


22,2


4,2


12,7

Une parution pour les 2 jours

 

 

C- Commentaire.

                                1°-La grève au jour le jour, dans la presse montoise.

Mardi 11 avril : Le Parlement rejette la proposition du député Paul Janson qui demande le suffrage universel pur et simple. Le Conseil général du Parti Ouvrier décrète la grève générale pour le lendemain.

Mercredi 12 avril : Le nombre de grévistes dans le Borinage est évalué à 9.500. Les esprits commencent à s’échauffer. Meetings à Cuesmes, Frameries et Quaregnon.

Jeudi 13 avril : 14.000 à 15.000 grévistes. Ceux-ci vont fermer les entreprises qui continuent leurs activités. Emeutes à Monsville entre manifestants et gendarmerie. De très nombreux blessés.

Vendredi 14 avril : la grève est quasi générale. Des bourgmestres réclament l’armée pour assurer le maintien de l’ordre. Le syndicat général des mineurs décide une manifestation à Mons pour le lundi 17 à 14 heures.
Réaction immédiate du bourgmestre de Mons Sainctelette qui interdit toute manifestation.

Samedi 15 avril :affrontements violents entre manifestants et gendarmes (Cul du Qu’vau, Quaregnon, Frameries...). Le gouverneur du Hainaut envoie un escadron de chasseurs à cheval et deux bataillons de Chasseurs à pied pour maintenir l’ordre dans la région. Au meeting de Frameries, les orateurs incitent les ouvriers à la résistance. Le nombre de grévistes est estimé à 23.000.

Dimanche 16 avril : A Mons, la police garde les avenues conduisant au Borinage et la garde civique est convoquée à l’hôtel de ville où le colonel Dolez leur donne ses instructions pour le lendemain. La troupe garde les abords du chemin de fer. La violence est omniprésente dans le Borinage (attentat à la dynamite contre l’église de Petit-Wasmes, agression du bourgmestre de Frameries). Henri Roger répond au bourgmestre de Mons qu’il est trop tard pour annuler la manifestation de lundi.

Lundi 17 avril : Mons est en état de siège. Entre midi et quatorze heures, les trains amènent  à la gare de Mons, des manifestants qui se promènent deux par deux dans la ville. Les Montois vont au spectacle  et se massent aux endroits d’où ils pourront apercevoir les colonnes de grévistes borains.
14 heures : 4 à 5.000 manifestants arrivent par l’avenue de Cuesmes. Ils sont repoussés à la baïonnette par la 4è compagnie de la garde civique épaulée par les chasseurs-éclaireurs.
A l’avenue de Jemappes, depuis 13 heures, les 1ère, 2è et 3è compagnies de la garde civique maintiennent à distance, avec difficulté, un groupe d’environ 6.000 personnes. Celles-ci semblent reculer , puis se ruent à l’assaut des gardes civiques et tentent de leur arracher leurs fusils. Des pierres pleuvent sur les gardes. Sans sommation, la fusillade éclate. On transporte les morts (cinq) et les blessés graves (neuf) au chemin de l’Inquiétude. La garde civique compte 14 blessés.
Henri Roger exhorte les mineurs à rentrer chez eux. Vers 18 heures, le calme revient.

Mardi 18 avril : le suffrage plural est adopté à la Chambre. Le parquet de Mons ouvre l’enquête sur la fusillade. Le syndicat des mineurs fait placarder un manifeste appelant au calme. Arrestation de Bastien, Roger. Des Montois se font agresser dans le Borinage.

Mercredi 19 avril : Le conseil général du Parti Ouvrier décide la reprise du travail. Le Borinage enterre ses morts. Aucun désordre n’est signalé.

Jeudi 20 avril : reprise  partielle du travail. Des groupes de grévistes s’attaquent à des fermes isolées (Ciply).

                                2°-L’événement est couvert de manière très différente.

                A la lecture du tableau de la page précédente, des différences criantes sautent aux yeux. Entre Le Journal de Mons qui consacre, en moyenne, 22 % de sa surface rédactionnelle aux grèves du mois d’avril 1893 et L’organe de Mons qui daigne à peine en parler, il y a un  gouffre journalistique.
               
Cela tient-il à la tendance politique des quotidiens ? Evidemment pas, puisqu’il s’agit dans ce cas de deux journaux libéraux. De plus, si l’on compare Le Hainaut (catholique) et La Tribune de Mons (libéral), on s’aperçoit qu’ils obtiennent le même résultat (environ 13% de la surface rédactionnelle) .         
      
Après une lecture attentive des quotidiens montois de 1893, on peut conclure que la différence de couverture de l’événement tient plutôt à deux facteurs : l’optique du journal et les moyens mis en œuvre.

                -L’optique du journal. 

                Dans un Prospectus du 21 décembre 1862, le rédacteur de L‘Organe de Mons écrit : [L’organe de Mons] contiendra quotidiennement une correspondance bruxelloise et une chronique parisienne. Rien ne sera négligé pour doter la ville de Mons et l’arrondissement d’un journal sérieux. Cette phrase est toujours d’actualité en 1893, puisque le 18 avril, le journal consacre plus de la moitié de sa deuxième page aux nouvelles de Belgique et de l’étranger (grève à Hull) et que la surface de l’article consacrée aux élections à la Garde civique montoise (4, 5 % de la SR) est à peine plus réduite que celle du récit de la fusillade de l’avenue de Jemappes (5, 3% de la SR).

                Par contre, un quotidien comme  Le Journal de Mons  a un ancrage plus local. 80 à 100% de sa deuxième page concernent le Hainaut et surtout le Borinage où il possède de nombreux correspondants (voir infra).De plus, cette volonté de donner de l’importance aux événements locaux est bien visible sur la première page : La grève au Borinage (Journal de Mons, 13/4/1893, p. 1), Emeutes à Mons. Tués et blessés (Journal de Mons, 18/4/1893, p. 1).

- Les moyens mis en œuvre.

De notre  correspondant particulier. D’une autre correspondance. On nous signale par téléphone. Au moment où je vous téléphone... Nous revenons d’une tournée en ville... Voilà des expression présentes , chaque jour, dans les pages du Journal de Mons . Celui-ci est un quotidien dynamique qui utilise la technologie de son temps et dispose sur le terrain de quelques journalistes professionnels et de nombreux correspondants locaux. D’autre part, ce journal parvient à coller à l’actualité, modifiant  sa présentation à la dernière minute pour insérer quelque scoop : Dernière heure ; au moment de mettre sous presse ,nous apprenons...(15/4, p. 2) ; Nous arrêtons notre tirage pour annoncer que... (15/5, p. 2) ; Dernière heure. Arrestation de Roger... ((19/4, p. 2).

                Au XIXè S., sans la concurrence de la radio et de la télévision, les journaux n’ont pas le culte du direct. En règle générale, et Le Journal de Mons n’y échappe pas, un événement est rapporté avec deux jours de retard. Mais au moment de la grève d’avril 1893, ce dernier quotidien est le seul à publier les nouvelles de la veille, les autres journaux ne changeant rien à leurs habitudes. En fait, ce jour de retard permet vraisemblablement aux autres quotidiens de s’inspirer du Journal de Mons. Voici quelques exemples : le 13 avril, des grévistes mettent à sac une boucherie de Monsville car le boucher avait fourni des cordes, à la gendarmerie, pour lier les prisonniers. Cet événement est rapporté le 14 dans le Journal de Mons  et le 15 dans les autres quotidiens. Mais la palme de la nonchalance journalistique revient à La Gazette de Mons dont la rédaction, atteinte de surdité, mentionne seulement le 19 avril  la fusillade mortelle survenue deux jours plus tôt . 

                                3°- La responsabilité de la grève.

                La Gazette de Mons  est le seul journal à ne pas faire de commentaire sur ce sujet ; il se contente de rapporter l’événement d’une manière assez laconique et tardive.
               
Par contre, trois quotidiens (Le Hainaut, Le Journal de Mons et L’Organe de Mons) déplorent que les mineurs aient entamé une grève et ils tirent à boulets rouges sur les socialistes. Leur argumentation est simple : les ouvriers borains se font manipuler par les promesses des orateurs socialistes. Ceux-ci sont vite dépassés par la colère et la haine qu’ils ont suscitées et disparaissent dans la nature quand les choses tournent mal...
               
Une seule voix discordante : La Tribune de Mons. En général, ce journal ne fait pas de commentaires sur la grève : il relate les faits d’une manière neutre et précise. Mais le 20 avril, il sort de sa réserve et publie un petit article  qui se démarque totalement des autres quotidiens montois : il félicite les ouvriers borains pour leur lutte et leur victoire. Les morts de la fusillade sont appelés des martyrs et le journaliste se réjouit de la prochaine entrée de députés socialistes au Parlement.

                                4°- La responsabilité de la fusillade.

                La presse, le lendemain de la fusillade, est sous le choc du drame et ne cherche pas encore de responsable : Ce n’est pas le moment de faire des réflexions. Il n’y a place actuellement que pour les lamentations et la tristesse profonde que de pareils événements doivent inspirer (Le Hainaut, 19/4/1893, p. 2).
               
Mais avec un peu de recul, les quotidiens (sauf La Tribune de Mons, voir supra)  s’en prennent clairement aux leaders socialistes : ...quels élans d’indignation contre les meneurs qui ont provoqué ce terrible drame. Ils sont honnis par tous les hommes de cœur et l’on fait les voeux les plus ardents pour que l’heure de la justice sonne enfin pour eux (Journal de Mons, 19/4, p. 2).

Ce n’était pas après la sanglante échauffourée que les meneurs socialistes devaient s’exhiber, c’était auparavant (Le Hainaut,
 20/4, p. 2).  ...tout en regrettant vivement l’incident sanglant que nous venons de rapporter, et dont la responsabilité retombe sur les excitateurs qui pouvaient empêcher les Borains de donner suite à leurs projets...(L’Organe de Mons, 18-19/4, p. 2).
               
L’arrestation des leaders socialistes est bien entendu accueillie avec soulagement : Les deux premiers (Roger et Bastien) ont été cueillis vers cinq heures par M. Korten, commissaire en chef... Lorsque les commissaires sont entrés chez Roger...ces personnages (Roger, Bastien et les frères Defuisseaux) étaient en train de sabler le champagne, ce qui était sans doute la manière de pleurer la mémoire des pauvres diables de grévistes... (Le Journal de Mons, 20/4, p. 2).
               
Quant à la garde civique, les journaux estiment qu’elle a fait son devoir dans des circonstances difficiles : On a remarqué avec quel sentiment du devoir les gardes se sont rendus sous les armes. Peu manquaient au rendez-vous et tous ont marché avec énergie pour maintenir l’ordre (La Gazette de Mons,  19/4, p. 2).  Il s’agissait, pour ces hommes de défendre leur vie sérieusement menacée et si la légitime défense est un droit commun, c’était le cas ou jamais de l’exercer (Le Journal de Mons, 21/4, p. 2).
               
Quelques rares passages, néanmoins, estiment que la mission des ces soldats d’opérette était bien lourde à assumer : Ce n’était pas du reste à des soldats d’occasion que l’on devait confier des avant-postes. Un peu de cavalerie, une compagnie de l’armée régulière et le grand et irréparable malheur d’hier eût été évité. (Le Hainaut, 19/4, p. 2).

D-Après la fusillade.

                                1- L’adoption du suffrage universel plural.

                L’article 47 de la Constitution accorde désormais le droit de vote aux hommes (à partir de 25 ans) de nationalité belge. Un vote supplémentaire est accordé aux pères de famille (de 35 ans, au moins)  qui occupent une habitation représentant un minimum de 5 francs d’impôt personnel et aux propriétaires d’un immeuble d’une valeur de 2.000 francs. Deux votes supplémentaires sont accordés aux capacitaires (diplôme d’enseignement supérieur ou d’humanités) On ne peut cumuler plus de trois voix.
               
Le nombre d’électeurs décuple, passant ainsi de 136.775 à 1.370.687. Ces électeurs disposent au total de 2.111.127 voix qui se répartissent de la manière suivante : 850.000 électeurs ont une voix, 290.000 ont deux voix et 220.000 en ont trois. Notons enfin que le vote est désormais rendu obligatoire.

2-Les élections du 14 octobre 1894.

                Dès le mois d’avril 1893, quelques jours après la révision de la Constitution, Alfred Defuisseaux prépare la campagne électorale en faisant du problème des pensions l’arme principale de sa propagande.
               
Au niveau national , les socialistes opèrent une percée spectaculaire (28 députés sur 152), tandis que dans l’arrondissement de Mons, ils emportent la victoire totale : 54, 8% des voix et la totalité des six élus de la circonscription : les frères Defuisseaux, Maroille, Brenez, Roger et Bastien.
               
Dès janvier 1895, ils entrent dans la vie parlementaire en déposant le projet de pensions pour les mineurs.

                Une nouvelle phase de la lutte ouvrière vient de s’ouvrir.

3-Le fossé entre Mons et le Borinage.

                Montois et Borains ont toujours été en opposition. Jean Puissant[1] rappelle que les Borains traitaient les Montois de fâdes (paresseux), considérant que la ville était composée de bourgeois rentiers et oisifs. De leur côté, les Montois regardaient plutôt le Borinage et ses habitants comme un parc naturel, une lointaine colonie ou un jardin zoologique. La description des Borains par Gonzalès Decamps[2] est tout un programme : Dans le Borinage vit une population spéciale, vouée depuis des siècles, de l’enfance jusqu’à la mort, aux rudes travaux des fosses, ne sachant accomplir que cette besogne, « carbener », selon l’expression locale. Il y a là de véritables nègres de l’industrie, nègres par leurs occupations absorbantes et dangereuses autant que par la poussière noire qui recouvre leurs visages. Ces gens ont bien des défauts ; ils sont dus surtout à un travail qui n’est pas de nature à vivifier leur intelligence et à développer leur sensibilité morale...
La fusillade de Mons est bien entendu restée gravée dans la mémoire collective du Borinage. Pendant longtemps, on chômera le 17 avril dans tous les charbonnages de la région. Mais il est évident que le fossé qui séparait traditionnellement la ville de la région industrielle va s’accentuer, comme l’indique l’affiche placardée juste après la fusillade[3] : Entre Mons et le Borinage, il y a désormais une barrière de sang. Borains, n’oublions pas le sang répandu. Mais gardons désormais notre calme et luttons jusqu’au jour où nous aurons acquis nos droits. Alors nous nous souviendrons. Vive le S.U.[4]

Dans les semaines qui ont suivi la tragédie, il n’est pas recommandé aux Montois de traverser le Borinage comme les journaux le rapportent :Des habitants de Mons qui s’étaient rendus au marché dans le Borinage, ont dû fuir et reprendre en hâte les trains pour Mons. Des bandes de grévistes les menaçaient et voulaient leur faire un mauvais parti. Des voyageurs ont été molestés. Des camions sont arrêtés sur les routes par les grévistes. Les Borains déclarent qu’ils veulent tuer le commerce de Mons (La Tribune de Mons, 20/4, p. 2).
Enfin, le drame explique aussi pourquoi, un an plus tard, le P.O.B choisit Quaregnon, et pas Mons, pour son Congrès durant lequel la célèbre Charte sera votée.

CONCLUSION.

                                L’étude de la presse locale est très enrichissante. Elle nous permet de mieux comprendre à un siècle de distance, les préoccupations quotidiennes, les soucis et les espoirs de nos concitoyens. D’autre part, si l’analyse des commentaires écrits à chaud offre beaucoup d’intérêt,  la comparaison chiffrée de la relation de la fusillade  aide  aussi à nous rendre compte que tous les Montois n’étaient pas égaux devant l’information.
 
Mais au-delà de cette connaissance, nous pensons que cette recherche d’histoire locale contribuera à  donner une mémoire au corps social de la région de Mons-Borinage.
Enfin, comme le disent parfaitement deux historiens français[5] : l’histoire locale ... doit aussi servir l’histoire générale qui se nourrit de tous les matériaux accumulés par le patient labeur accompli à la base.
 
               
Nous espérons avoir atteint modestement ces objectifs.

Notes

[1] PUISSANT, J., L'évolution du mouvement socialiste dans le Borinage, 1979, p. 77.

[2] DECAMPS, G., Mons. Guide touristique, 1894., pp. 201-202.

[3] PUISSANT, J., op. cit., p. 349.

[4] Affiche signée : Pour le syndicat : D. Maroille, E. Fauviau, H. Roger.

[5] Guide de l’histoire locale (sous la direction de A. CROIX et D. GUYVARC’H), Paris, Editions du Seuil, 1990, pp. 31-32.
 

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